Escadron d'hélicoptères 3.67 "Parisis"

L'EH 3/67 voit le jour à Villacoublay le 1er octobre 1964. Il reprend le nom de "Parisis" de l'EC 1/10 et l'insigne "Pégase" de la SPA 99. Initialement, la mission de l'escadron consiste à effectuer des héliportages au profit de l'armée de terre, des transports logistiques pour l'armée de l'air ainsi que des transports de personnels et d'autorités des états-majors et des ministères parisiens. Sa première flotte est constituée de Sikorsky H-34 et d'Alouette II. Le "parisis" voit sa flotte évoluer continûment en fonction de l'arrivée des nouveaux hélicoptères. Ainsi, le dernier H-34 quitte l'escadron en 1970. La flotte de H-34 atteindra au maximum 12 appareils en 1968 et sera progressivement remplacée par des Alouette II et des Alouette III. L’escadron reçoit sa première Alouette III en 1973, année coïncidant avec la création du détachement permanent d'Abidjan avec une Alouette II. L'actuel détachement permanent de Libreville est créé deux ans plus tard. En 1976, le total des appareils atteint un pic de huit alouette III et de dix Alouette II.
De 1964 à la fin des années 1980, les missions de l’Escadron "Parisis" ne varient guère et consistent à tenir l'alerte SAR en région parisienne, à effectuer des transports logistiques au profit de la IIe région aérienne et à armer les détachements d'Abidjan et Libreville. L'AS 355 Ecureuil F1 destiné à remplacer le parc Alouette II et Alouette III arrive à Villacoublay le 25 mars 1985.

L’AVÈNEMENT DE LA MASA

 A partir de l'été 1988, un évènement particulier va bouleverser de manière durable l'avenir de l'EH 3/67, et va réorienter les missions des hélicoptères légers de l'armée de l'air. Cet été-là, un avion léger non identifié survole la ville de Paris de nuit à très basse altitude. Plusieurs jours durant, le "baron noir" brave l’interdiction de survol sans pouvoir être inquiété. Face à la menace que peut représenter ce type de comportement, l'état-major de l'armée de l'air décide de mettre en place un dispositif de dissuasion et d'intervention. L'hélicoptère étant le vecteur aérien le mieux adapté à ce genre de menace, il est retenu pour cette mission.

Jusqu'alors spécialisé dans les missions de transport et de soutien logistique, L'EH "Parisis" se retrouve en charge de l’exécution des mesures actives de sûreté aériennes (MASA). Depuis ce jour, la sûreté aérienne reste la raison d’être de l'EH. Réunion du G8, COP 21, sommet internationaux, grands évènements sportifs (EURO 2016), venue du pape, le "Parisis" est sollicité pour veiller à ce qu'aucun aéronef non autorisé ne pénètre dans les zones interdites.

Pour exécuter la mission MASA dans toutes les conditions, y compris de nuit, l'Alouette III subit des aménagements en 1989: Une caméra thermique de type CHLIO est avionnée à l'avant de l'appareil et un équipement "bas niveau de lumière" compatible avec le pilotage sous jumelles de vision nocturne est installé. En 1989, le parc hélicoptères de l'unité se compose de trois Ecureuil AS 355 F1, deux Alouette II et sept Alouette III. En juillet 1990, le premier Fennec arrive au "Parisis". Version définitive de l'Ecureuil choisie par l'armée de l'air, il dispose d'une motorisation plus performante. Une année plus tard, en juin 1991, la dernière Alouette II de l'unité est retirée du service.

Malgré la montée en puissance de la MASA, l'EH continue ses missions d'héliportage et de transport, qu'elles soient logistiques ou humaines. Les missions de l'escadron se recentreront sur la SAR et la MASA à partir 1995 avec le départ des Ecureuil F1 du "Parisis" pour l'ETE 43 "Médoc" de Bordeaux.

LA MISSION DE TRANSPORTS DES HAUTES AUTORITÉS DE L’ÉTAT


C'est au moment où le "Parisis" commence à se spécialiser exclusivement aux missions SAR et MASA qu'il se voit confier la mission de transport des hautes autorités de l’état par hélicoptères. En effet, à l'occasion de la dissolution du GLAM en 1995, la flotte de Super Puma VIP est reversée au sein de l'EH "Parisis". Le commandant de l'EH 3/67 devient donc responsable de l’exécution de deux missions qui n'ont que peu de rapport entre elles: la MASA et le transport VIP. Il est ainsi décidé de recréer les deux insignes d'escadrilles de l'EC 1/10: le pégase noir pour les l'escadrille Fennec et le pégase blanc pour l'escadrille Super Puma VIP. Cependant, trois années après la création de ces deux escadrilles, il est décidé de transférer les Super Puma au sein de l'ETEC 65 (ET 60 aujourd'hui) de Villacoublay. Ainsi, à l'été 2005, l'EH 3/67 "Parisis" n'est plus doté que d'AS 555 Fennec.


Le FENNEC : Un hélicoptère polyvalent

La mise en service opérationnelle du Fennec équipé caméra thermique pousse les dernières Alouette III vers la sortie en juin 2004.

Le Fennec tient donc une alerte à délais court vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept pour assurer la protection du ciel parisien.

Dans le même temps, le détachement permanent à Abidjan est dissout en février 2015. Seul le détachement de Libreville reste en service encore aujourd'hui.

En métropole, l'escadron reste aujourd'hui centré sur les missions de MASA et de SAR en armant un plot d'alerte MASA et SAR à Villacoublay et un plot d'alerte MASA à Saint-Dizier. L'EH possède aussi des compétences précieuses en matière d'appui renseignement et d'appui feu qu'il a notamment mis à profit lors de l'opération Sangaris en République Centrafricaine de décembre 2013 à octobre 2016. La grande polyvalence des missions proposées par le Fennec sur le sol centrafricain ont mis en exergue toutes les qualités de ce vecteur.